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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 10:01

Tout près de Jodhpur , au Rajasthan , se dresse une imposante citadelle , véritable repaire d'aigles , une énorme forteresse , dominant , d'un côté " la ville bleue ", de l'autre le désert du Thar .
Construite sur un promontoire de grès , à 120 m au-dessus de la plaine,en bordure du désert .
L'ensemble est colossal ; les murailles rouges délimitent une surface de 500 m sur 250 m et sont entrecoupées de tours carrées ou rondes , aux fenêtres méticuleusement ouvragées .
Ce fut un véritable coup de coeur pour cet ouvrage , vision fantastique , onirique digne de Siudmak ! Des murs hauts de 36 m et larges de 21 m jaillissent devant vous incroyable après un parcours d'une vingtaine de jours dans un désert monotone et aride : superbe , impressionnante ; une visite à ne manquer , sous aucun prétexte !
Quatre portes , portant les noms des victoires remportées par le prince Rajput Rao Jodha , au XVème siècle , permettent l'accès à cette imposante construction .
Les épouses des souverains ont laissé les empreintes de leurs mains sur la dernière porte avant d'accomplir le " sati ": immolation par le feu ; les veuves devaient accompagner leurs époux dans la mort;cette coutume bien qu'abolie existe encore !
Les appartements princiers ont été aménagés en musée ; de nombreuses armes , costumes et surtout une magnifique collection de " howdah ", nacelles ou palanquins d'éléphants en or ou en argent massif .
La terrasse des vieux canons surplombent la ville .
En redescendant de la forteresse on peut admirer les 10 kms de remparts du XVIème siècle .
Le maharajah actuel Umaid Singh occupe le palais Umaid Bhavan qui domine la ville ; une partie des bâtiments fait aussi office de musée et d'hôtel international ; son restaurant est tres réputé .
Les palais aux riches décors portent des noms évocateurs : Moti Mahal , Palais de la Perle ; Sukh Mahal , Palais du Plaisir ; Phool Mahal , Palais des fleurs .
Décors des plafonds de salle de bains .
Jodhpur , fondée en 1459 par Rao Jodha , située sur une route marchande vitale , prospèra grâce au commerce de l'opium , du santal , des dattes et du cuivre .
Ville très chaotique et animée , elle compte environ
850 000 habitants .
Elle a donné son nom au pantalon large aux cuisses et resserré à partir du genou , utilisé pour monter à cheval ;
le bleu prédomine dans la ville d'où son surnom " la ville bleue " ; auparavant la couleur bleue désignait la maison des brahmanes , mais aujourd'hui tous l'utilisent ; outre son éclat, beaucoup pensent qu'elle éloigne les insectes .
La place de l'horloge où règne une ambiance démesurée est à découvrir bien que dénigrée par beaucoup , point de repère dans la vieille ville , elle est entourée par un marché très animé , le Sandar Market !

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 06:19

En sa livrée rouge
Tremblant , grelottant
Il serre les fesses
Et aussi les dents
Il fait pitié
Le pauvre caniche
Seul , attaché .
A l'intérieur
Plus rien ne bouge
Il a peur
Il fait les cent pas
Devant sa niche
Tire sur sa laisse .
Toujours en faction
L'oeil aux aguets
Il tend l'oreille
Vers la maison .
Il souffre
Il angoisse

Ce n'est pas gai

C'est le gouffre

Une vie pareille

C'est la poisse !

Il ne comprend pas

Ses patrons

Ces espèces de cons

Il les aime pourtant

Ces drôles de gens

Mais Lui ne sait que crier

Gueuler , hurler

Depuis toujours

Contre sa femme

Sa mamie à lui

Sa mamour

Il la défendrait bien

Lui mordrait les mollets

Mais il est si petit

Agé , maigrelet....

...Et défilent ses pensées ;

Les hommes muselés

En cage , enfermés

Plus de toilettage

Ni de frisettes

Des bains dans les marigots

Les marécages

Et les caniveaux

A bas les croquettes

De vrais os odorants

Bien puants

Qui craquent sous les dents
Jeter son manteau
Son collier étroit
Par-dessus les moulins
Par-dessus les toîts

Se rouler dans la fange
Etre aux anges
Dans les quartiers
Mal-famés
Courir avec les autres
Les chiens des rues
Ces tristes apôtres....
Un hurlement de bête
Le sort de ses rêves
" Dégage , vieille tordue !"
Sa mamie est enfin prête
Ils vont se promener
Rien que tous les deux
Comme des amoureux
Une promenade
Une belle balade
Courte , brêve
Une petite trêve...
" Oui , fichez-vous de moi !"
Crie-t-il
" Prenez garde !"
Hurle-t-il
S'il pouvait parler
Le caniche frisé
Lui dire qu'il l'aime
Cela changerait sa vie
Celle de sa mamie
Et la sienne aussi !
Le maître les regarde
Partir ensemble
Mais il lui semble
Qu'il est jaloux
C'est fou !!!

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 08:59

Parée de mille feux , tel un phare sur l'océan , majestueux flambeau , repue , ventrue , cossue , superbe de tout son or , Shwezigon , illumine la plaine de Bagan .
Nul immeuble ou construction moderne ne viennent gâcher sa splendeur .
Commencée sour le règne du roi Anawrahta , cette pagode fut terminée après sa mort , en 1077 , par le roi Kyansittha .
Quatre pavillons sont disposés autour , comme dans le shéma traditionnel d'un palais .
Chacun renferme une belle statue de Bouddha en bronze , d'une hauteur de 3m90 . Les statues des nats* se trouvent dans une petite salle de la plateforme .Les rares sculptures de Chinthé , ou lion hybride , de la pagode Shwezigon du XIème siècle ressemblent aux sculptures hybrides de Manot Thiba à visage humain que l'on trouve généralement dans les pagodes comme protecteurs de la foi .
Au XVIIIéme siècle , leurs parties intimes furent recouvertes de ciment , quand le roi pensa qu'il était inconvenant de les exposer à la vue de tous .
* nats = esprits .
Lieu de prière , de méditation , de repos , un hâvre de paix et de fraîcheur , et , pour les plus pauvres un asile de tout instant....Un abri sûr pour ceux qui n'ont rien !

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 11:56
" IL FAUT QUELQUEFOIS SE PROMENER AU FOND DE L'ABIME . MEME SI JE DESCENDS JUSQU'EN ENFER , LE BRAS DE DIEU EST ASSEZ LONG POUR M'EN RETIRER ."
                                                J. GREEN

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 05:57

Le maelström au fond des yeux
De quoi avais-tu peur
Mon beau ténébreux ?
Vif , craintif , rétif
Tel un captif
Un fuyard en sueur
Les naseaux frémissants
De vie , bouillonnant
Une flamme , une étincelle
Dans le regard
Tu ne supportais pas une selle
Au moindre écart
Avec toi , je frôlais
Des gouffres sans nom
Les anges et les démons
Nous souriaient
Divine approche de l'abîme
Un trou noir dans l'horizon
Ouverture sur le Néant
Un océan de diamants
Tout là-haut sur les cimes
Nous touchions
L'infini fini
Toujours inquiet
Aux aguets
Jamais en paix
Toi mon fidèle ami
Viens me chercher
Mon bel insurgé
Emmène-moi auprès de mon fils
Mon amour , ma vie
Sur ta peau vibrante
Au soleil , étincelante
Sur ta croupe ruisselante
Emporte-moi , Martialis
Vers la liberté qui chante
Pour toujours
Loin des hommes
Ces avares , ces économes
De l'amour
Et des grands sentiments
Ces vautours
Avides d'argent
De désirs noirs
Ces pros , ces experts
En boniments ;
Ces pervers ,
De sales histoires
Friands !
Entraîne-moi , Martialis
Loin de ce supplice
Des emmerdements
Dans ton Paradis
Tes vertes prairies
Où règne la justice
Dans ton séjour
Rempli d'Amour .

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 09:01

Nous pénètrons dans une espèce de cour envahie par les ronces et grouillant de reptiles et bestioles qui , à notre arrivée , filent dans tous les sens ; puis nous entrons dans ce vieux temple désert ; plus personne ne semble le visiter , de vieilles offrandes jonchent le sol , les fleurs tombent en poussière à notre approche ; les toiles d'araignées ont formé d'immenses voiles grisâtres qui se prennent dans mes cheveux et collent à ma peau en sueur ; un des hommes tentent de les écarter avec le bras mais impossible de toutes les enlever tant il y en a !
Peu importe de magnifiques Bouddha trônent impassibles dans ce sanctuaire .
Mon guide imprévu m'explique en anglais que la plupart des pagodes et temples de Bagan communiquent entre eux par des caves et de longs boyaux qui souvent débouchent sur le fleuve ; ici il y a un tunnel mais les éboulis ont fermé l'accès à l'extérieur , de plus depuis fort longtemps l'éléctricité installée ne fonctionne plus ! Qu'à cela ne tienne , nous voilà partis , bougie en main dans ce long et noir dédale ; insectes et rampants ont élu domicile ici et se traînent contre les parois ; encore une fois , je me demande ce que je fais là , seule ! Suis quand même fêlée du bocal mais je ne conçois pas le voyage sans un minimum de risques ; seuls les dangers et les difficultés me motivent et m'apportent une intense satisfaction : ce doux et chaud frisson de l'inconnu . Nous avançons lentement , évitant de trébucher sur les pierres qui gênent notre marche ; quelques fresques très endommagées , des peintures , des tessons...sans une forte lumière il est difficile de distinguer quelque chose ; dommage , je reviendrai l'année prochaine , armée d'une puissante lampe-torche et je fouinerai là-dedans une journée entière ou plus si je trouve , à proximité , un coin pour dormir .
Nous revenons sur nos pas ; tous nous attendent , je vois l'un des jeunes navigateurs , éberlué , surpris de me voir sortir de cette bouche d'ombre , coiffée de toiles d'araignée . Mon guide des Enfers part rapidement et revient aussi vite les bras chargés de statuettes ; il
me déballe délicatement ces trésors de pierre , de bois , de cuivre ...Aussitôt je flashe sur l'une d'elles : un gamin chevauchant un buffle , l'objet est tres sale , terne mais en l'observant bien , je pense qu'une fois nettoyé il sera du plus bel effet chez moi ; par contre il est lourd , un alliage , de l'airain peut-être ! Je l'obtiens pour 2 dollars , une affaire en or !!! et voilà l'animal et l'enfant enveloppés dans des pages de cahier d'écolier !
Après maints remerciements , je repars avec mes deux hommes , le jeune et , le vieux , qui au retour me présente deux de ses petits-enfants - qui se sont faits beaux pour l'occasion -oui on ne voit pas grand-monde ici , surtout pas des étrangers ! Je leur glisse à chacun un de mes sachets-surprise; j'en prépare toujours à l'avance , les fourre dans mon sac et les distribue au hasard de mes rencontres : crayons de couleur , carnet , carte postale de mon pays , échantillons de parfum , crème , shampooing , mini-savon etc...en général ils adorent .
Nous revoilà sur la plage , l'autre gars attend bien tranquillement sur la barque ; j'ai les pieds en feu , je me sens sale , poussièreuse , je lance mes sandales dans le sable et me jette toute habillée dans l'onde : plaisir intense , voluptueux , l'eau salvatrice me fait grand bien ; les deux gars éberlués me regardent sortir dégoulinante et souriante . Ils sont ravis de me voir heureuse , ils sentent que j'apprécie leur pays et suis en parfaite communion avec eux .
Après des adieux touchants au papy plus un petit dollar pour ses bons et loyaux service , nous repartons motorisés cette fois ! Ils ont profité de mon absence pour réparer le moteur , c'est cool !
Nous avons vite fait de traverser le fleuve et de nous trouver le long de la berge opposée : le paysage est différent , plat , monotone , rien , pas le moindre arbre , nulle ombre , nulle fraîcheur où se réfugier ; les bords sont envahis d'herbes hautes ; seuls quelques petites habitations de pêcheurs avec leurs barques bien alignées me prouvent que la vie est possible ici ; grâce à l'Irrawady qui est considèré comme la mère des Birmans ; en effet il donne la vie à leurs champs secs , des poissons frais et des crevettes pour les nourrir , un moyen de transport du nord au sud , et même de l'or pour les plus chanceux !
J'aperçois au loin briller le temple d'Ananda qui se dresse superbe et majestueux , la pagode Shwezigon , ventrue , gonflée de tout son or ; leurs sommets étincèlent de mille feux : curieux ce paysage quasi désertique aux sommets dorés mais , j'aime les contrastes !
Des pêcheurs se démènent et luttent contre la violence du vent , les voiles claquent et s'emballent les barques . La nôtre prend sérieusement l'eau quand nous coupons en biais , l'un des jeune gars écope régulièrement ; le courant est impétueux et nous entraine en aval ; après maints efforts , mes marins d'eau douce arrivent à redresser  l'embarcation ; nous nous rapprochons de la rive , tel Moïse nous sommes sauvés des eaux !!!
Le chef , inquiet , attend , il a peur que ma balade ne m'ait pas plu ; mais au sourire que j'affiche il comprend que tout s'est bien passé ; 1000 kyats à chacun plus une bière bien fraîche et pour moi une belle mangue bien jaune découpée en délicieux petits cubes , quelques beignets de crevettes......Mmm.....ensuite vite un petit tour à Bagan , contempler le coucher de soleil sur la vieille cité !!!

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 06:06

Aujourd'hui une petite escapade en barque sur ce large et sinueux fleuve qu'est l'Irrawady ; ne le croyez pas lent et flegmatique , certains endroits sont dangereux , parcourus de courants violents qui ont vite fait de vous mettre sens dessus-dessous !
Toujours marchander la balade ; après une demi-heure de discussions , j'arrive à obtenir un deal qui me paraît honnête .... 5 dollars pour 5 heures avec visite d'un temple.. . Tope là mec , c'est OK !
Départ avec deux jeunes gars - pourquoi deux ? Mystère ? - sur une espéce de barque complètement pourrie , qui prend l'eau à tire larigot , voilà donc l'utilité du second larron ; il va écoper sans cesse pendant que l'autre louvoie !!! En attendant il pionce....
J'aime ce genre d'aventure qui me rappelle ma descente dans les Sundarbans sur les bras du Gange ! Je trouve cela charmant , totalement imprévu ; d'emblée je me sens en pleine forme , suis heureuse !
Sur les rives je vois les pagodes et les temples se profiler sur un ciel brumeux , de hautes falaises blanches , sans doute crayeuses , je n'ose même pas imaginer le nombre de fossiles et de coquillages qu'elles doivent cacher ; la chaleur est à son comble , évidemment il doit être environ midi ; de temps en temps un reflet d'or vient me brûler les yeux , sans doute quelque pagode au lointain ; quelques femmes lavent le linge et les ustensiles de cuisine ; les buffles se vautrent , heureux , soufflant le bonheur par leurs larges naseaux , les gamins hurlent et rient , me criant des : " Morning , Mingalaba , Bôjour..."
Oui beau jour pour moi que d'être là perdue sur Gaya,la planète bleue ; je suis juste bien , pourquoi ? Je ne sais pas ! Je suis en confiance , en parfaite osmose avec la nature , avec ces deux gars ; je ressens une paix indicible comme si j'avais toujours connu cet endroit ; je ne suis qu'amour et ce sentiment doit se répercuter partout autour de moi puisque tout devient positif ; nulle crainte , peur ou appréhension et pourtant j'ai tout sur moi ; papiers , argent , il leur serait si simple de me faire disparaitre et de récupérer ce que je possède ; deux belles années de vie pour eux et leurs familles ; ils sont si pauvres ! Mais ils ont encore en eux des valeurs fondamentales : dignité , respect , croyance...
Nous avançons lentement nous éloignant des berges , la barque a tendance à s'incliner , le vent est si chaud , si fort , mmmm ! quel délice , je me mets tantôt à gauche , tantôt à droite pour tenir l'embarcation en équilibre ; nous manquons chavirer mais qu'importe ... les cheveux au vent je me sens dans mon pays , chez moi , libre comme l'air ; nulle contrainte , nulle hypocrisie , nul faux-semblant , être telle quelle , le bonheur parfait ! J'imagine le plaisir des découvreurs voyant une île à l'horizon ...
Nous voguons sur des flots argentés , quelques poissons-chats et autres inconnus ; de temps en temps passage d'un vieux rafiot qui nous met à mal , des barques de pêcheurs...
J'ai l'impression d'être projetée 2000 ans en arrière , des bruits de l'aube des temps : les clapotis de l'eau , le bruit des voiles , des oiseaux de mer venus jusque là , des voix , l'écho d'un monde perdu , d'une civilisation disparue ; je regarde les deux jeunes hommes vêtus de leur longy , finalement rien a changé : l'être humain est toujours le même ...naître , vivre , lutter , mourir...quoi de nouveau ici rien...le tee-shirt , les tongs faites dans cet horrible plastique , le moteur qui ne fonctionne pas ... drôle de progrès ! l'homme tributaire de l'objet , du matériel , du luxe que l'on nomme bien-être et que j'appelle esclavage ...
A la rame nous continuons et tentons d'aborder tant bien que mal dans un endroit sablonneux , le courant est fort ici et nous partons à la dérive , je leur offre de les aider , quelle hérésie , une " foreigner " ramer ! mieux vaut ne pas y songer ; non je suis sous leur protection ils mettent un point d'honneur à me promener , me faire visiter leur pays et me ramener saine , sauve et surtout contente du périple ! Je n'insiste pas voyant leur air outré .
La rive atteinte , ils se plient en quatre pour m'être agréables , me satisfaire ; ils ne veulent pas que je me mouille les pieds ni mon treillis ( déconseillé en Birmanie et au Cambodge ... quoi ? le treillis ! ) , dommage l'eau me semble bien tentante ; ils m'aident à descendre mais , misère le sable est chauffé à blanc , même avec les tongs , il passe sur le côté et  brûle , la calvaire , tant pis !
Nichées sous la falaise , à l'ombre de quelques maigres arbres , des maisonnettes....
Un vieil homme , sec , à l'allure décidée , arrive à notre rencontre , souriant il me fait signe de le suivre et  m'emmène à grands pas , je le suis en regardant ses mollets tendus , musclés , agressifs !!! Il se retourne de temps en temps pour voir si je suis toujours là , nous croisons une bergère menant un troupeau de vaches étiques ,  sans doute sa femme et , continuons longtemps à travers la nature sèche et épineuse ; au bout de deux ou trois kms nous arrivons à une grille fermée , derrière un vieux temple ;impossible d'ouvrir ; le vieil homme appelle et au bout d'un court instant arrivent en courant deux autres types à moitié endormis , accompagnés d'un malheureux chien galeux et aveugle ; tant bien que mal ils arrivent à forcer le pêne qui lâche....
                                                                à suivre.....

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 08:41


La plupart des textiles sont destinés à être portés en longy : traditionnel pagne ; les tissus sont très simples pour les hommes , superbes et les motifs très variés pour les femmes . Tissage de la soie et chose unique au monde , tissage de la fibre de fleur de lotus vers le lac Inlé .
Le longy a de multiples usages en Birmanie ; généralement rayé ou quadrillé pour les hommes , il revêt différents coloris pour les femmes , à motifs ou unis .
Les hommes le portent noué sur le nombril , en font un short pour les activités physiques , le dénouent et le transforment en cape losqu'il pleut . Il sert aussi d'auvent aux petites échoppes dans la rue , de hamac-berceau pour les tout petits , de tampon sur la tête pour porter les charges ...
Par contre le longy féminin est tabou , vous ne le verrez jamais posé à côté de celui des hommes ou posé à la même hauteur , c'est pourtant un bien précieux ; la richesse d'une femme s'évalue à son nombre de longy autant qu'à celui de ses bijoux . Elles le portent noué sur le côté .
J'ai porté plusieurs fois le longy en Birmanie mais j'avoue ne pas me sentir très à l'aise dedans , ce morceau de tissu a tendance à glisser dès que l'on marche rapidement ou alors je ne sais pas le nouer correctement !!!

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 08:58
Aujourd'hui nouvelle balade dans l'Ain ; un petit circuit d'environ 25-30kms . Cette fois-ci , je vous emmène un peu plus en amont de la vallée de l'Ain , entre Merpuis et Cize-Bolozon .La vallée est plus encaissée .
Là , le viaduc de Serrière/sur/Ain , niché derrière le joli petit village de Serrière . Hauteur du viaduc 35 m ; portée de l'arche 124 m .
Sur la rive droite , juste sous le pont , une petite route longe la rivière.
Auparavant seuls trois ou quatre cygnes avaient élu domicile ici , à présent , ils sont une bonne vingtaine !Petit arrêt pour les contempler ; j'avais envie de plonger avec eux mais l'eau me semblait trop polluée !Quelques fleurs d'eau , une espèce de nénuphar jaune... Truites sauvages au corps doré et piqueté de noir , ombres communs aux beaux reflets cuivrés attirent de nombreux pêcheurs ; pêche aux leurres ou pêche à la mouche . Quelques baigneurs .
Mais cette année accroissement important des algues ; peut-être dû aux fortes chaleurs ???
Au cours des kms la vallée devient de plus en plus étroite pour enfin s'évaser largement .
La petite route arrive au-dessous de Romanèche/la/Montagne ; de là beau point de vue sur la rivière , au loin le village de Bolozon et en face de très belles falaises .
Aprés quelques kms de côte raide , nous atteignons le plateau , Romanèche/la/Montagne puis Cize où nous redescendons en pente très raide vers le viaduc de Cize-Bolozon .
Au passage , deux statues de l'île de Pâques , bien sûr !!! Vestiges d'un concours agricole !!!
Le viaduc ferroviaire et routier de Cize-Bolozon a été construit entre 1872 et 1875 ; il a presqu'été entièrement détruit par le maquis le 12 juillet 1944 . La reconstruction commença le 2 janvier 1947 . Les fondations furent réalisées en béton dans des batardeaux en palplanches métalliques et les dix piles furent édifiées en maçonnerie avec parements et chaînes d'angle en pierre .
Les voûtes ont plus de 20 m de portée . Les matériaux étaient approvisionnés par un chariot transbordeur sur câbles , en particulier , les voussoirs en pierres de taille des bandeaux de voûtes pesant plus d'une tonne chacun .
Plus de 10 000 m3 de maçonnerie furent ainsi mis en oeuvre . Le premier train franchit l'ouvrage le 14 mai 1950 .
Une petite photo pour immortaliser l'instant avant de traverser ; SVP , un par un , voie unique !!!
Retour par la rive gauche ; une bonne demi-heure de marche avant d'atteindre le sympathique petit village de Bolozon , entièrement rénové , un vrai bijou qui mérite un prochain article à lui seul !
Une folle envie de tremper les pieds dans cette eau claire et glacée ce qui serait pure folie par cette chaleur ! Crampes et jambes coupées assurées , pareil si nous buvons une boisson glacée !
Retour tranquille jusqu'à Serrière/sur/Ain puis Merpuis où nous savourons plusieurs crêpes au citron avant d'entamer la côte finale .
Oui je vis tout là-haut d'où j'aperçois l'île Chambod !!!

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 10:08

C'est sûrement le plus élégant temple de Bagan et le plus visité ; toujours vénéré , il symbolise la sagesse infinie de Bouddha.
En 1091 , le roi Kyanzittha fit faire les plans par des moines bouddhistes indiens ; ces derniers dessinèrent un carré de 60 m de côté dont dépassent quatre porches formant une croix grecque . Au-dessus des terrasses s'étagent et supportent une spire , un stupa et une ombrelle atteignant 55 m de haut ; les murs extérieurs sont blanchis et le sommet doré .
A l'intérieur deux corridors concentriques ; le bloc central abrite d'immenses statues de Bouddha de 9m50 de haut , les plus anciennes sont en bois de santal recouvert de briques ; les plus récentes sont en teck doré à la feuille .
La statue située dans la partie ouest du temple , vue de près a un air grave mais si l'on s'éloigne elle semble sourire ! Dans tous les murs intérieurs des niches abritent de futurs Bouddha .
La base du temple est ornée de 389 plaques - une collection unique - de céramique verte émaillée illustrant les jatakas .

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