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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 23:00
Burgonde
Vagabonde
Souveraine
Ta chevelure
Véritable traîne
Divine parure
Embrase le monde .
Rien que pour nos yeux
Fille de feu
Rien que pour notre joie
Fille de joie
Tu pares la nature
De mil trésors
De rubis et d'or
Incendies les murs
Les monts et les masures .
Arborant ton panache
Multicolore
Avec élégance
Grâce et audace
Fière tu marches .
Sous tes pas
Jaillissent
La garance et l'incarnat
Sur tes traces
Fleurissent
Le forsythia et le mimosa
Champs de tournesols
Lumière de Van Gogh
Frondaison-parasol
Temple , synagogue .
Au doux zéphyr
Tu soupires
Ebroues
Ton chaud pelage
Epaisse fourrure
Fragile armure
Secoues
Ton doux plumage
Luminescent nuage
Et , frivole , peu sage
Dénoues
Ton lèger corsage
Intense pléthore
De vie en ton sein
Tu coules
L'or sur tes reins
Sur ton corps
Le bronze et l'airain .
Tu enroules
Déroules
Ta corolle dorée
Mouvante
Chatoyante
Robe mordorée
Et tu danses
En cadence
Balances
Tous tes effets
Fauves reflets
Fardée , à outrance .
Fille ivre
Tu t'enivres
D'émotions
De sensations
Douce blondine
Effrontée rouquine
Flèches , flammèches
Folles flammeroles
Avec violence
Impertinence
Effarouchée
Tu lances
Au vent mauvais
Ta feuillée
Ton corset
Farouche
Barbare
Echevelée
Indécente
Dévergondée
Tu te couches
Et te pares
D'un divin camaïeu
D'or et de feu
De cuivre et de paille
Tu choques
Et livres bataille
Au temps
Qui s'en moque
Eperduement...
Puissante magie
Mystérieuse alchimie
De la nature
Arcanes des initiés
Tu déploies
Des trésors
D'ingéniosité
Ne sais qu'inventer
Pour te faire remarquer
Délicieuse saison
A la chaude toison
Sous ton casque d'or
Tu tournoies
Lascive amante
Tu murmures
Au pied des sculptures
Entre ombre et clarté
Lumière et obscurité
A ta parure
Nuit et or
Tu susurres
Soir et matin
Et poudroies
La moire au satin
Eclatante de beauté
Tu veux nous faire rêver
Te faire aimer , admirer
Ne veux pas t'en aller
Etre détrônée
Redoublant d'efforts
Sans égards
Tu colores
De tons chauds
De tons criards
Monts et bois
Façades et toîts
Ruines et bicoques
Tu ries et te moques
Injures , parjures
Parades et festoies
Tu enflammes les coeurs
Etouffes les rancoeurs
Tes rouges flamboient
Tes flammes rougeoient
Violente incendiaire
Tu allumes les clairières
Illumines les rivières
De ta fauve crinière
Recouvres les pierres
Les murs et les lierres
Avec art et talent
Tu plagies les plus grands
Tu mêles avec amour 
Brueghel d'Enfer
Brueghel de Velours
Tu prends des airs
Pastels , aquarelles
Paysages , Ruysdael
Tes teintes auraient
Le relief de Tintoret
Tu nous ensorcèles
De scintillants reflets
Si chers à Monet
Fiévreuse enjôleuse
Charmeuse pétroleuse
Frémissent tes dentelles
Légères brocatelles
Ton éclat étincelle
Nous émerveille
Pierre précieuse
Fleur vénéneuse
Quand rouge de colère
Tu rejettes en arrière
Tes vagues ondulantes
Farouche guerrière
Tes torsades serpentent
Véritable déferlante
Gitane envoûtante
Sensuelle amante
Tu frissonnes
Au gré du vent
Qui marmonne
En ricanant :
" Fille d'automne
  Je t'attends ! "
Serrant les poings
Tu fais la sourde oreille
Et dévoyée , canaille
Les cheveux en bataille
Tu montes à l'assaut
Des arbres , des treilles
Des tours et des châteaux
Toujours plus loin
Toujours plus haut
Jusques aux nues
Et frémissent tes flancs
Pommelés , pain brûlé
Tu te cabres , résistes et rues
Fougueuse cavale
Rebelle , tu dévales
Les pentes , les prés
Séduisante magicienne
Capiteuse vénitienne
Sous les doigts de Véronèse
Ton teint au goût de miel
Tes boucles braises
Ont la couleur du ciel
Mais dans cette fournaise
Ce ne sont que malaises
Gorgés de fiel
Tu n'es pas à l'aise
Tu te sens moche
Belle italienne
Ta fin est proche
Jusqu'aux persiennes
Tu t'accroches
Tu ne veux pas partir
T'en aller
Laisser ternir
Ta jeunesse
Ta beauté
Sous tes éclats de rire
Et tes charmes enluminés
J'entends tes soupirs
Tes larmes couler
Tu cries sans cesse
Des appels de détresse
E t pendent tes tresses
Ternes guirlandes
Tristes offrandes
Lourdes de pluie
De ton éclat enfui
Telle une breloque
Sur le coeur du temps
Monstre indécent
Vieille loque
Ta chair cloque
Sous tes orfrois
Tu as froid
La morte-saison
Aura raison
De ta déraison
Vieille fripe
Tu t'agrippes
Aux parois
De l'effroi
Des coloris mouchetés
Passés , fanés , délavés
Déjà , tachent tes mains
Tes tempes et tes joues
Se teintent d'amadou
De tons marron-glacé
Ternissent tes doigts violacés
Avec mépris , dédain
Tu caches l'airain
Le bronze et la rouille
Signes de déclin
Peur du lendemain
Tes taches de son
Fierté d'hier
Honte de demain
Désormais souillent
La courbe de tes seins
Tes feuilles larmoient
Larmes amères
Pendent sans joie
Frisolées
Papillotées
Sous tes brocarts
Tu t'égares
Fille de feu
Sauve qui peut
Tu as la mort aux trousses...
En attendant
Tu folâtres et gambades
Au son de la chamade
Au souffle du vent
Inconsciente
Tu jettes ta feuillée
Tes galons dorés
Sûre de toi
Tu ne vois pas
Qu'indélicat
L'aquilon polisson
Cueille
Effeuille
Ta parure
Emmène
Malmène
Tes chamarrures
Les jette contre les murs
Les ors sur ta peau
Ne sont plus qu'oripeaux
Il arrache tes atours
Tes amours
Triste et sombre
Seule tu te recueilles
En deuil
De ta grandeur
De ton éclat
De ton ombre
Malheureuse
Biche aux abois
Tes yeux d'or
Ont le reflet de la mort
De l'effroi
L'heure de l'hallali
A sonné
Bois la coupe
Jusqu'à la lie
Amère soupe
Tu t'endors
Abandonnée
Frileuse et nue
En silence
Dans la pénombre
Sur le seuil 
Du trépas
Dans l'anonymat .
Ton rigoureux amant
Froid et venteux
Gris et pluvieux
Fidèle et aimant
Patiemment
T'attend
Il sait
Que , déguenillée
Misèrable
Lamentable
Triste à pleurer
Tu viendras
Te jeter
Dans ses bras
Te blottir
Pitoyable
Tout contre lui
Pour la longue nuit
Ce sommeil réparateur
Et lui , grand seigneur
Pansera ton coeur
Sèchera tes pleurs
Avec tendresse
Douceur
De son blanc manteau
Tenveloppera
Pour te tenir au chaud
Du frimas
Te protèger .
-----------------------------------
Rendez-vous
L'année prochaine
Au temps doux
Pour une vie nouvelle
Au teint de porcelaine
Une métempsycose
A l'éclat de rose
Une renaissance
Pleine d'insouciance
Un renouveau
Jeune et beau

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commentaires

Nat 12/11/2009 21:14



ici, ce matin tot
le soleil filtre a peine au travers des volets
le ciel encore noir à l'est
au nord, le jour n'est pas encore levé
au sud déjà les rayons se reveillent
peu à peu, il s'eveille à la vie
illumine la maison
jusqu'au moindre recoin
lunettes de soleil sur le nez
il m'accompagne tout au long de la journée
et me réchauffe le coeur et le corps durant les pauses "cigarettes" mdr
fatigué de sa journée, le fripon, se couche de plus en plus tot
il se prépare à hiberner en attendant la saison d'été pour nous éblouir à nouveau
...



Nat 12/11/2009 20:58



non Jocelyne, je ne connais pas vivitigab... peut etre n'a t'il ou n'a t'elle pas de blog, tu dois pouvoir faire répondre à son commentaire dans : publier, commentaire, il doit y avoir une petite
enveloppe a coté de son nom. ce qui te permet de lui poser la question,



Nat 12/11/2009 20:39


et bien !!! ta promenade d'hier t'a inspirée, c'est le mojsn qu on puisse dir :)
j'aime la photo ou les vignes s'agrippent le long d'une maison, tant de chaleur en ressort
belles illustrations, bien que certaines doivent appartenir à d'autres saisons


dalinele 12/11/2009 17:56


la robe mordorée de l'automne t'inspire un flot poétique! j'aime bien la photo des feuilles de vigne rouges, et les fils électriques tels un tissage arachnéen (elle côse ben la dame, hein?
), et la vue plongeante sur le tronc garni de souchettes...  dame nature n'a pas besoin d'artifice....


anto 12/11/2009 16:37


Salut très belles images illustrant for bien le texte qui je suppose est postérieur aux photos Les rouges de la vigne vièrge sont particulièrement chauds dans cette ambiance à teinte automnale Je
t'envoie un peu de vigne vierge (il y a env 10 jours ) a++bises" />


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